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Category Archives: Poésie

Felis catus is your taxonomic nomenclature,
An endothermic quadruped, carnivorous by nature;
Your visual, olfactory, and auditory senses
Contribute to your hunting skills and natural defenses.

I find myself intrigued by your subvocal oscillations,
A singular development of cat communications
That obviates your basic hedonistic predilection
For a rhythmic stroking of your fur to demonstrate affection.

A tail is quite essential for your acrobatic talents;
You would not be so agile if you lacked its counterbalance.
And when not being utilized to aid in locomotion,
It often serves to illustrate the state of your emotion.

O Spot, the complex levels of behavior you display
Connote a fairly well-developed cognitive array.
And though you are not sentient, Spot, and do not comprehend,
I nonetheless consider you a true and valued friend.

Data
Star Trek The Next Generation

Ai! laurië lantar lassi súrinen,
Yéni únótimë ve rámar aldaron!
Yéni ve lintë yuldar avánier
Mi oromardi lissë-miruvóreva
Andúnë pella, Vardo tellumar
Nu luini yassen tintilar i eleni
Omaryo airetári-lírinen.
Sí man i yulma nin enquantuva?

An sí Tintallë Varda Oiolossëo
Ve fanyar máryat Elentári ortanë
Ar ilyë tier undulávë lumbulë
Ar sindanóriello caita mornië
I falmalinnar imbë met,
Ar hísië untúpa Calaciryo míri oialë.
Sí vanwa ná, Rómello vanwa, Valimar!

Namárië! Nai hiruvalyë Valimar!
Nai elyë hiruva! Namárië!

John Ronald Reuel Tolkien
The Fellowship of the Ring

Un souffle jailli du sein de l’amoureux suffirait à incendier le monde,
A disperser l’univers insignifiant, tel des grains de poussière.
Le Cosmos tout entier deviendrait un océan.

Mawlânâ Djalâl, Od-Dîn Rûmi
Odes mystiques

J’effacerai le temps
J’effacerai les jours
Mais je sais qu’au retour
J’irai me questionnant

Voilà
J’ai les mains vides
Vides sont mes mains
Vides
Parfois je les regarde, stupide
Et les feuilles tombent dans l’air limpide
Encore une fois

J’effacerai les places
J’effacerai les traces
Me faisant un espace
Dont tu seras absent

Encore une fois
Voilà
J’ai les mains vides
Et du creux de mes paumes arides
S’échappent fuyant entre mes doigts
Les restes d’un espoir pesant

J’effacerai les peines
J’effacerai les joies
Notre route bifurqua
Et chacun eut la sienne

Voilà j’ai les mains vides
Vides sont mes mains
Vides
Et les feuilles tombent dans l’air limpide
Encore une fois

Esther Granek
Ballades et réflexions à ma façon

Toi qui me l’as appris, tu ne t’en souviens plus
De tout ce que mon coeur renfermait de tendresse,
Quand, dans nuit profonde, ô ma belle maîtresse,
Je venais en pleurant tomber dans tes bras nus !

La mémoire en est morte, un jour te l’a ravie
Et cet amour si doux, qui faisait sur la vie
Glisser dans un baiser nos deux coeurs confondus,
Toi qui me l’as appris, tu ne t’en souviens plus.

Alfred De Musset
Poésies posthumes